Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 20:48

Le Monde d'aujourd'hui m'apprend que M. Sarkozy s'intéresse à l'Histoire de France, à laquelle il entend donner le grand musée qui lui convient. Le président, jusqu'à présent, s'est pourtant fait le chantre d'une modernité de 'ruptures' revendiquées avec un passé constamment taxé d'archaïsme; et il n'a jamais laissé croire qu'il pouvait avoir la moindre sympathie pour le 'temps long', ni la moindre intuition du lent métabolisme, souvent invisible et rarement médiatique, qui accouche de la véritable Histoire.
Sait-il, par exemple, que la langue française qu'il écorche souvent dans sa frénésie de communication immédiate, et qui est sans doute le facteur essentiel de la constitution de notre nation, est le fruit, toujours en travail, de siècles de tâtonnements patients, presque silencieux? - En tout cas, je ne crois pas le président sincère: la réforme en cours du CAPES va, par exemple, conduire à la formation de générations de professeurs de lettres qui n'auront de l'histoire de leur propre langue qu'une vue très limitée, alors que c'est la conscience riche de son rapport au temps qui permet de la dominer en mieux tout en accueillant ses nouveautés avec bienveillance - et cela que l'on soit enseignant ou élève, Français de souche ou immigré.
Cette réforme programme d'ailleurs l'affaiblissement général de la part disciplinaire dans la formation des professeurs, qui deviendront des littéraires sans classiques, des historiens sans mémoire, des philosophes sans corpus, des économistes prêts, comme lui, à brûler un jour ce qu'ils auront adoré la veille (le néo-libéralisme, par exemple), et le reste à l'avenant.
L'étude du passé n'est jamais rentable à court terme. Pédagogisme et communicationnite le savent, qui ont toujours tenté de s'affranchir de l'autorité impérieuse et silencieuse de l'Ancien pour masquer la vanité de leur Présence creuse, et cela sous les mêmes faux prétextes de l'efficacité rapide et de la vérité émotionnelle instantanée.
Ainsi s'agite un président qui se prétend polyvalent, ubiquiste et omni-temporel : oubliant, comme nombre de nos contemporains (et comme souvent les bien-nommés journalistes), qu'il n'est qu'un nain assis sur des épaules de géant (Bernard de Chartres).
La France est malade de la perte de son Histoire, et le président en est le symptôme manifeste: ce vieux grand manteau pèse trop lourd sur ses petites épaules nerveuses.

P.S.: Il se peut bien que l'Histoire me donne tort, et que le Petit Excité y laisse son nom, ne serait-ce en effet que pour avoir tout cassé - d'où il faudra bien que surgisse du neuf et, parmi l'ivraie nouvelle, quelques gerbes de bon grain...
Ou parce ce qu'il aura eu l'aubaine, en effet historique, de se prendre deux Crises majeures dans la face : économique, écologique. L'Histoire, donc, en fera ce qu'elle voudra. Mais nous aurons été les témoins, pendant près de trente ans, que celui qui a l'air de vouloir les affronter avec ses petits bras aura été de ceux qui auront le mieux nourri le terreau idéologique stupide et dangereux que nous combattions déjà, et dont nous récolterons bientôt les plus hideuses fleurs.
Par albisthin - Publié dans : Politique
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 14:49
    Un décret gouvernemental du 29 novembre, auquel les principaux médias n'ont bien sûr pas accordé l'importance nécessaire, a supprimé l'Ifen d'un trait de plume. Qu'est-ce que l'Ifen, qui est peu connu, mais dont le rôle est capital?
    C'est l'Institut français de l'Environnement, l'organisme indépendant chargé de collecter et de fournir toutes les données objectives sur l'état de l'environnement en France (c'est lui qui a mis en évidence la pollution des rivières et des nappes phréatiques du pays), ainsi que d'évaluer les résultats des politiques menées en la matière (c'est  encore lui qui a souligné l'échec relatif de la loi visant à protéger le littoral de l'urbanisation sauvage).
    Déjà passé en 2004 du statut d' 'établissement public' à celui de 'service à compétence nationale', l'Ifen est désormais purement supprimé et devient un service du Commissariat général au développement durable, lui-même dépendant du ministère du Développement durable. On présente cette décision - à laquelle, je le répète, il n'a été fait aucune publicité, alors qu'on a entendu mille fois célébrer le 'Grenelle de l'Environnement' et le président Sarkozy qui a fait 'avancer l'Europe écologique' - comme résultant logiquement d'une rationalisation des services et de leurs différents budgets. Mais on omet de souligner que cette discrète opération a pour première conséquence de donner au gouvernement la mainmise sur des données dont chacun mesure, de nos jours, l'urgente et croissante importance.
    Cette décision et le silence qui l'a suivie cristallisent nombre des tendances sombres de notre modernité malade:
- la religion de la rentabilité, faux-nez de l'ultralibéralisme le plus sauvage
- la servilité (ou l'absence de curiosité) des principaux médias
- le règne de la publicité mortifère, qui triomphe dans les grandes annonces bling-bling, et se déballonne dès qu'il s'agit de dire la vérité
- le mépris fondamental qu'ont encore les politiques, de droite bien sûr, mais souvent encore de gauche, pour la question écologique (dont les mieux informés soutiennent envers et contre tout, depuis plus de trente ans, qu'elle est déjà la seule brûlante, ce qui est désormais bien tristement prouvé)
- le caractère mortel du libéralisme  économique, mais aussi culturel et moral (cf. J.-Cl. Michéa)
    Signalée dans Que Choisir (n° 466, p.8) et le Canard Enchaîné (du 24 décembre), cette information a suscité une intéressante tribune dans le Monde (link) - qui s'indigne surtout (très justement) du travail de sape de la démocratie dont ce type de pratique politique et gouvernementale (j'ajouterais pour ma part médiatique) est le symptôme.


Par albisthin - Publié dans : Politique
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 00:19

I.          Oh ! Blanche !

            Te voici tôt entrée…

            - Trop tôt : on n’est pas prêts !

            Mais vas-y, viens, arrive…

            A tes faux pas très lents

            De très nouvelle-née.

            (En y peinant,

On y arrive :

Chacun balbutie

- C’est la vie).

Bienvenue dans la vie,

Toute blanche,

Toute vive !

 

II.        Bienvenue !

            Avec Blanche,

            Avec qui ?

            Avec [a]

            Ca ne rime pas.

            Tant pis :

            Bienvenue !

            (Ca s’organise.)

 

 

III.       Ma Blanche, te voilà

            Entrée dans la famille

            Des ombres qui grésillent

            Et des « le noir ?!… » - « Par là ! »

            (En vrille.)

 

IV.       Ma Blanche, tu es blanche

            Et drôle, et bien petite.

            Dans l’église petite

            Aussi, tu es immense

            Et blanche.

 

V.        Aussi, tu passeras

            Les ombres de famille

            Et, Blanche qui s’habille

            De blanc, tu grandiras.

 

VI.       On le met où, ma Blanche,

            Dans ce monde tout noir,

            Le noir ? Bah ! nulle part :

            Une belle avalanche

            De blanc.

 

VII.      Ma Blanche, te voici,

            Dans l’autre vraie famille

            Des ombres qui scintillent

            Et des « le blanc ?! » - « Ici… »

            Qui se parlent tout bas.

 

VIII.    Enfin que peut l’eau blanche

            Qui coule de la Croix

            Que tu n’aies bien déjà,

            Avec ton innocence ?

 

IX.       Te voici tôt,

            Te voici blanche,

            Te voici nue.

 

            Bien venue parmi les Hommes Blancs

            Qui croient.

Par albisthin - Publié dans : Poésie
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 00:02

 

Je suppose que vous l'avez remarqué: depuis quelques années (très fort depuis deux ou trois ans), les publicitaires (censément 'créatifs' et pleins de nouvelle nouveauté), font concours d'originalité pour attribuer à de nouvelles marques (ou d'anciennes) des noms inspirés du latin.

Admirons ces nouvelles étiquettes, dans le désordre, et sans exhaustivité aucune (tant les pourritures pullulent):

altineo

moneo (porte-monnaie électronique)

oseo

poweo (concurrente privée d'EDF)

simpleo (SFR)

Je crois que ce qui plaît à ces nains, contrairement à ce qui plaisait à leurs ancêtres optimistes qui avaient la manie du -x final dans les années '50 (Solex, Tampax, Kleenex... et il y en a des tas), c'est le côté 'tout mou' (au point de vue phonétique), mais aussi 'tout virtuel': étymologique?), là encore sans actualisation ferme qui ferait ouvrir les yeux des crétins; et le relativisme absolu de celui qui dit: 'Tu es français; tu crois vaguement reconnaître le latin, dont tu sais que viens ta langue; tu es con, et tu vas rester dans ce doute ultra-relativiste'.

Dans ce faux latin, il y a aussi:

Aventis

Cofidis

Veolia

Etc.

Le pire est que dans chacune de ces formes, il y a une racine importante, noble et belle  (fides, fidus: la confiance , pour une entreprise de crédit revolving, c.-à-d. de nuisance aux plus pauvres ; pow-: la puissance; aven-:  l'avenir et l'aventure), à chaque fois putassement corrompue. Ces types plus que tout démonétisent la langue, défiduciarisent l'humain et nuisent au monde, qui sont très chers payés, et surtout trop visibles, et qui s'appliquent à faire de la soupe dans les têtes humaines.

Le Diable les emporte tous, payés qu'ils sont à ne rien foutre et à se moquer snobement du vrai monde, celui de la common decency de George Orwell.

Par albisthin - Publié dans : Langue française
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 14:31

Si toi, mon beau Pilou, sur mon torse, tu penches
Ta tête d'endormi au royaume des saints;
Si tu fais remonter sous mon cou ton parfum,
D'un long souffle montrant que ton âme s'épanche

Volontiers sur mon sein; si tu as, en silence,
De petits mouvements de bras et, très prochain,
Cet arrondissement de tes sourcils enfin,
Quand tu rêves, qui sont d'une belle confiance;

Si tu es là, groggy, rose ou bavard, enfant;
Si tu es là, taquin, réveillé trop, bonhomme,
Agité ou (Pilou!...) soupirant dans ton somme;

Si je te sais tranquille et chaud, fort comme un faon,
Pas peureux pour un sou et pétri de bon sang,
- Tu dors. Et tu me fais le plus heureux des hommes.

(Avec lui au lit, les matins où il a du mal se rendormir) ; 13.III.08

Par albisthin - Publié dans : Poésie
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 17:31
(Papier publié bien après avoir été composé c.-à-d. dans la semaine qui a suivi le fameux et fâcheux incident qui a révélé, une fois de plus, l'immense classe du petit roi. NB: le mardi qui a suivi le WE tragi-comique au Salon de l'Agriculture, le journal Le Monde a publié un éxcellent éditorial sur cette question).


Je passe sur le grotesque évident de l'incident... Ensuite...

Les hommes du parti présidentiel sont montés au créneau pour soutenir l’indéfendable, usant de trois arguments principaux auxquels il est facile de répondre.

1) Ce ne serait qu’un incident. Or, il suffit de lire le Canard Enchaîné pour savoir que le Président est plus que coutumier du fait, ce qui semble fasciner une ‘droite décomplexée’ qui montre de facto qu’elle ne connaît de loi que celle du plus fort, du plus puissant : est-ce la ‘politique de civilisation’ ?

2) Les médias voudraient le lyncher, comme Bérégovoy fut lynché. La comparaison est odieuse, et il est facile d’en montrer l’inanité (Béré, honnête homme, ne fut que soupçonné, un peu trop ; Sarko, homme malin, a effectivement pété les plombs devant les caméras, un peu trop, et multiplié les déclarations inconsidérées).

3) Le Président est ‘moderne’ et il se serait comporté comme ‘n’importe lequel d’entre nous’ (expression trop souvent reprise dans les médias, lundi). Venant de politiques, cette idée me sidère : je ne me comporte pas comme cela, et j’enseigne à mon fils et à mes étudiants que, devenir un homme, un citoyen politique, c’est justement ne pas se comporter comme cela ; (et si être moderne, c’est se comporter comme un sale gosse dans une cour de récréation, pourquoi donc introduire les cours de civisme dans l’enseignement ?)

On peut se demander pourquoi ceux qui savaient ont ainsi fait campagne pour un homme dont ils connaissaient les problèmes psychologiques, la brutalité à courte vue, le ressentiment contre les valeurs humanistes et, finalement, le mépris pour une France qui est, depuis lui, la risée du monde entier - si ce n’est parce qu’ils savaient, aussi, que cet homme-là saurait au mieux comprendre leurs intérêts particuliers ?!...

Par albisthin - Publié dans : Politique
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 23:56
Il était fatal que ce nain finisse président. Car le président a 'du flair' et il est tout à fait, par son langage (ou son absence de langage), de son époque: certains d'entre vous l'ont élu.
Lui-même, ce n'est un mystère que pour ceux qui ne lisent pas le Canard Enchaîné, n'a pas d'autre bible, pas d'autre support prophétique non plus, que la publicité et la comm'.
Le rien. Le bruit, pourtant.
Le blabla. Non seulement la langue de bois, qui est une cristallisation ancienne du même phénomène, lequel s'applique aujourd'hui, pourtant, à des idées qui semblent 'nouvelles', en 'rupture'.
C'est l'enveloppe sans le pli, l'os sans la moëlle, le concept sans l'incarnation, et Jésus sans la charité.

J'en veux bien sûr pour preuve l'effarante et de nouveau stupide proposition (volonté, Césarion?) qu'il a faite de faire 'porter la mémoire d'un enfant juif déporté' à chacun des enfants de 10-11 ans de nos écoles (après sa bêtifiante annexion de 'Guy Môcquet', sans compter Jaurès et les autres, qu'il n'a pas lu davantage que son catéchisme). Le bon sens (un enfant de cet âge comprendra-t-il de quoi il peut s'agir?), la raison politique (et pourquoi pas, alors, les enfants d'esclaves africains? les victimes de la colonisation du Maghreb? les Indiens d'Amérique du Sud? Les Français du chemin des Dames et du Vercors? Les Anglo-Saxons de Hastings? les Allemands de Verdun? - j'exagère à dessein), la pudeur politique (faut-il ainsi tenter de flatter les 'communautés' les unes après les autres, et le pays entier, en draguant l'émotion?) se révoltent.

Qu'il se remette lui-même, et ses mots, et ses discours, entre les mains de quelques conseillers pour lesquels personne n'a voté, et qui lui soufflent des références, et de grands mots qu'il se donne le rôle d'assumer en public, qu'il joue en vérité; qu'il puisse passer du coq à l'âne, de la poule à l'agneau, faire savoir une idée et la (faire) retoucher le lendemain, sans craindre d'abîmer à ses propres yeux, et aux yeux du monde, l'image qu'il a de lui-même... - Ou plutôt celle qu'il a de sa cohérence de chef, lui qui ne connaît de cohérence que celle de sa comm. Voilà ce que je ne comprends pas. Ou plutôt ce que j'ai peur de comprendre.
Reprenez au début. Ca se tient.

Et certains d'entre vous l'ont élu. Parce qu'il manque souvent la substance, l'éprouvé, le vertige incarné de tous ces mots que chacun brasse, encouragé par les politiques, les médias et les artistes à mille sous, sans en faire le sens.
Par albisthin - Publié dans : Politique
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 12:10
C'est bien sûr évident, et je ne m'attarde pas. Mais il fallait au moins que je l'écrive une fois.
Le traité de Lisbonne sera donc adopté par l'Assemblée Nationale. Les élus de la République, particulièrement les socialistes, ont donc choisi de trahir leur électorat et le peuple qu'ils devraient représenter.
Il se peut que j'aie eu tort de voter 'non' en 2005, et aussi que j'aie tort de penser que j'aurais voté 'non' de nouveau, si on m'avait une fois de plus demandé mon avis. Je le pense d'autant plus volontiers que je suis, fondamentalement, pro-européen (je me rappelle avoir 'retourné' l'opinion d'un ami et en avoir fait voter blanc un autre, à l'époque glorieuse du référendum sur Maastricht. A l'époque, j'avais même discuté au téléphone avec cette grande baudruche de Jack Lang, sur Fun Radio!...) L'histoire tranchera.
Mais l'Histoire, qui se fait avec des gestes actés, des annales objectives, retiendra que, le 7 février 2008,
le peuple français a été, je le répète, trahi odieusement par ses représentants.
Et nos élus s'étonnent (ou font mine de s'étonner) de la défiance grandissante de la population envers leurs discours! - Là, ce n'est plus leurs propres promesses qu'ils ne tiennent plus: cas de figure où ils proposent d'abord un discours qui reçoit une approbation seconde, puis causent une déception en ne se conformant pas au discours premier; mais c'est sur la claire volonté du peuple français qu'ils s'assoient: cas de figure où, secondairement, ils agissent en dépit de la désapprobation claire et première de la nation. Car une bonne partie de ceux qui ont voté pour lui, en mai 2007, qu'ils aient compris ou non le sens de son programme (où ce nouveau traité était promis), ouvriers, petits commerçants, frontistes, avaient oublié ce point en fendant l'urne de leur petite enveloppe.
C'est grave (j'espère que non), et il se peut que nous soyons en train d'assister à une rupture historique du système démocratique.
Par albisthin - Publié dans : Politique
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 10:39
Dans ma 'famille de pensée', on fait beaucoup reproche à Sarkozy de trop faire référence au passé chrétien de la France et de l'Europe, mais aussi de vouloir maintenir , et même promouvoir, cette référence pour le temps présent. Est-ce bien sérieux?
Que lui et une frange de son électorat (la droite traditionnelle) se croient et se revendiquent chrétiens, voire pas assez catholiques, n'a rien d'étonnant. C'est ce qu'on appelle une posture réflexe, un fossile idéologique, une vieille idée figée dans le 'paquet traditionnel' des vertus de la droite conservatrice historique; une survivance comparable aux mamelons pectoraux des mammifères mâles.
Mais que ceux qui lui font ce reproche croient juste et avérée cette revendication me navre, m'effare et me rend triste.
Pour moi, qui suis vraiment et depuis toujours de gauche et de philosophie chrétienne (sans avoir la foi), j'inclinerais à penser, au contraire, que M. Sarkozy et sa bande de zouaves ne sont pas assez chrétiens, voire assez catholiques.
Peu m'importent, je m'empresse de le dire, les frasques conjugales du nain.
Mais quoi? Comment un type 
qui n'adore que le Veau d'or (bling-bling), 
qui manifeste un goût constant pour la violence verbale (cf. l'étude statistique de ses discours de campagne, mais aussi la 'racaille' et le reste), 
qui tient un discours de légitimation de la vengeance (de l'absolution donnée aux marins-pêcheurs casseurs au projet d'enfermement perpétuel de certains criminels) et méprise la charité (expulsions d'enfants scolarisés en France, que les évêques ont condamnées), 
qui est le meilleur ami des producteurs audiovisuels d'obscénités qui pourrissent les cerveaux modernes (par la promotion constante de la consommation, du narcissisme et de la violence) 
- et qui, finalement, montre, à chacune de ses interventions, qu'il n'a aucune Espérance en le meilleur possible de l'homme...
Comment peut-on lui reprocher, à ce petit Satan, de se montrer trop 'chrétien'?!
P.S. du 28 décembre 2008: ...et qui se propose à présent, contre l'évidence économique, contre la justice sociale, et contre tous ceux qui, comme l'Eglise, voient dans l'homme autre chose qu'un agent économique et un consommateur, de rendre possible (en fait obligatoire pour ceux qui ne pourront faire autrement) et souhaitable le travail le dimanche, jour du Seigneur et de tous ceux qui croient qu'il y a un peu de Dieu, un peu d'amour gratuit, en chacun de nous.
Par albisthin - Publié dans : Politique
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 14:17
Exemples:
Par albisthin - Publié dans : Langue française
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